Du sang sur le pavé par Sylvain Pavlowski

Paris, mai 1968. La grogne sociale se transforme en véritable affrontement entre étudiants et forces de l’ordre. La grève générale s’installe dans le pays, faisant vaciller le pouvoir en place. Partout, des barricades brûlent, et avec elles, c’est toute la société qui se consume. C’est dans ce climat explosif que Paul et Alice se rencontrent. Deux jeunes étudiants qui vont prendre conscience qu’il est possible de rêver une société nouvelle et découvrir l’amour.

Pour le commissaire Durieux, de la Crim’, le contexte n’est pas simple, alors qu’on lui confie une sordide affaire d’homicide dans un hôtel de luxe. Mais pourquoi irait-on assassiner un metteur en scène dans sa chambre et lui transpercer le cœur après l’avoir égorgé ?

Sur fond de révolution et dans un Paris des années soixante, « Du sang sur le pavé » est une histoire qui sent bon le formica, le petit salé, les 404, le métro et ses poinçonneurs. Un roman qui est tout autant une enquête de police qu’une grille de lecture des évènements de mai 68.


Voilà. Hé bien la présentation de l’ouvrage vous explique tout. J’ai peu de choses à ajouter quant au contenu de ce livre que j’ai eu le privilège de lire en avant-première, avant sa sortie.

Un livre qui parle, entre autres, de mai 68, et qui en parle bien. On s’y croirait. Certes c’est une enquête policière. Une série de meurtres.  Un tueur en série ? Je ne vous dis pas, à vous de vous faire votre opinion. Et peut-être que comme moi, vous partirez sur de fausses pistes habilement tracées par l’auteur. Comme moi, vous vous direz: « Et si c’était lui, et si c’était elle? »

Un livre ultra documenté sur les « événements » de mai 68. Jetez donc un oeil aux notes de bas de page et vous verrez que Sylvain Pavlowski a fait un véritable travail de fourmi pour dégoter des informations sur ces nuits estudiantines d’abord, révolutionnaires ensuite.

A la fin du livre, je me suis dit: 300 pages ? Bon sang, c’est passé comme une fleur.

Et puis comme moi, et comme l’a voulu l’auteur, je suppose, vous retrouverez au travers du commissaire Durieux, un célèbre commissaire divisionnaire dont je tairai le nom, campé par Jean Gabin, Jean Richard ou Bruno Crémer. Tout y est : les inspecteurs adjoints, la cantine, les sandwichs et les bières… Ne manque que Madame Maigret (Mince, je l’ai dit !! ).

Un nouveau genre pour Sylvain Pavolwski qui faisait jusque là dans le thriller économico-informatique, beaucoup plus technique.

Ce sang sur le pavé se lit comme une fleur (qui pousse sous les pavés, d’ailleurs). Je lui accorde mes 5 étoiles et le conseille vivement pour les prochaines fêtes de Noël.

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