Miniaturiste de Jessie Burton

16 juin 2017


Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, riche marchand, il vit dans une opulente demeure entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. Johannes offre à son épouse une maison de poupée représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de mettre peu à peu au jour de dangereux secrets… S’inspirant d’une maison de poupée exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman haletant, et dessine le portrait d’une femme résolument moderne, déterminée à affirmer son existence dans un monde hostile, où la rigueur morale le dispute à l’intransigeance religieuse.


Bizarrement, il y a deux semaines, je suis allé à Londres. Quel rapport ? me direz vous, puisque ce livre se déroule à Amsterdam. Hé bien, j’ai visité le British Muséum dans lequel il y avait une exposition spéciale des peintres hollandais du XVII°. Et comme l’action du livre se passe en 1686, on est pile dedans et cela m’a permis de me représenter exactement les personnages, leurs façons de s’habiller, de se tenir, etc.. Plus quelques tableaux représentant Amsterdam, ses canaux et ses quartiers. En bref, mon esprit était prêt pour recevoir ce livre.
Et quel livre !!! Un petit bijou ciselé comme l’est la maison miniature qui y est décrite et ses personnages. Une superbe écriture au point qu’à un moment, je me suis arrêté pour lire à haute voix certains passages. Quelle douce écriture. QUelle précision dans le mot, dans la phrase…
Quant à l’histoire, si vous aimez les rebondissements, vous serez servis. Vous apprendrez comment étaient traités les homosexuels dans la Hollande de l’époque de Louis XIV. Vous connaitrez aussi la condition de la femme, sa position par rapport à l’homme tout puissant. Quoique.. A mon avis chez nous, ce n’était guère mieux !
La seule déception que m’a apportée ce livre, c’est que je l’ai terminé. J’ai pensé à une cousine qui ne voulait pas me prêter son livre (les déferlantes) parce qu’elle ne voulait pas le finir…J’étais bien dans ce monde décrit et raconté, même si la réalité de la vie n’est pas reluisante !
Bref, prenez votre temps pour déguster cette pièce d’orfèvre. Dégustez chaque paragraphe, chaque phrase, chaque mot !!
Vous y prendrez beaucoup de plaisir. Autant que j’en ai pris.

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