L’ile des chasseurs d’oiseaux, par Peter May

Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’élucider un assassinat commis à Edimbourg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas retourné depuis dix-huit ans. Un cadavre exécuté selon le même modus operandi que celui d’Edimbourg vient d’y être découvert. Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin est confronté à son enfance. La victime n’est autre qu’Ange, ennemi tyrannique de sa jeunesse. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Alors que Fin poursuit son enquête, on prépare sur le port l’expédition rituelle qui, chaque année depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.


Premier opus d’une trilogie, ce livre nous permet de faire connaissance avec Fin, Marsaili et les autres personnages qu’on retrouvera sûrement plus tard. Mais surtout, on fait connaissance avec Lewis, sa lande, sa tourbe, son gaélique, son whisky et ses coutumes. Dont ce rite initiatique que tout homme doit subir et qui consiste à aller tuer deux mille oiseaux sur une île à 100 kilomètre de toute habitation, dans le froid, le vent et la tempête.
De mon canapé, je sentais l’odeur de la tourbe, celle du whisky et celle de la fiente de fous de bassan. Les 150 dernières pages sont à lire sans respirer.
Et une fois la dernière ligne lue (le 31 décembre à 18 heures), j’ai immédiatement attaqué la première ligne de l’Homme de Lewis, histoire de ne pas laisser refroidir…

 

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