Le Grand Meaulnes, par Alain Fournier

Le narrateur, François Seurel, raconte les aventures de son camarade Augustin Meaulnes. Celui-ci tombe fou amoureux d’une mystérieuse jeune fille, mais perd aussitôt sa trace. Les deux amis se lancent alors dans une quête éperdue pour la retrouver.
Empreint de nostalgie et largement autobiographique, Le Grand Meaulnes est le roman de la fin de l’adolescence et de l’entrée dans l’âge adulte.


Pendant tout le collège et le lycée, j’y ai échappé. J’ai « fait » Le Cid, l’Avare, Phèdre, Madame Bovary, Germinal, les Chouans, l’Assommoir, et des tonnes d’autres, mais le Grand Meaulnes non… Certains copains l’avaient étudié en troisième et en parlaient en levant les yeux au ciel et en soufflant très fort. J’étais content d’y avoir échappé.

Et puis, il y a un mois, en allant voir mon beau-père, je suis tombé sur une version livre de poche, posée sous la table télé. je l’ai ouvert, l’ai feuilleté. Tiens, les premières pages sont plutôt bien écrites et agréables à lire. La technologie étant ce qu’elle est, dans les deux minutes, je l’avais chargé sur mon téléphone. Et le soir même, je l’avais commencé. J’ai trouvé la lecture tellement agréable que j’ai proposé à ma femme de lui lire à haute voix, petit à petit, chapitre après chapitre. Et c’est ce que nous faisons depuis quelques semaines, presque tous les soirs. Cinq ou six pages, pas plus. Nous savourons ensemble les aventures de François et d’Augustin, la fuite du Grand Meaulnes, et sa quête éperdue de son amour disparue. Nous nous noyons dans les descriptions précises et odorantes. Le paysage nous saute aux yeux, les odeurs d’été nous emplissent, le froid de l’hiver et de la salle de glace nous fait nous serrer plus fort l’un contre l’autre.

Nous suivons ensemble l’entrée de ces deux jeunes gens dans la vie adulte, les premiers émois de l’amour, ses premières déceptions aussi.

Mes copains avaient peut-être raison, à treize ans, c’était peut-être pénible et chiant, mais à soixante, quel bonheur !! Quel plaisir de lire un live aussi bien écrit, aussi prenant par son histoire et son rythme.

Pour celles et ceux qui connaissent l’histoire, hier soir, nous avons lu le moment où François retrouve Yvonne de Gallais dans l’épicerie de l’oncle Firmin, mais, ne le dites pas à ma femme…. j’ai pris de l’avance et je l’ai fini depuis un bon moment !!!!

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