Je me souviens de toi, par Cédric Charles Antoine

22 juin 2017


Je me souviens de ce jour-là, j’avais sept ans sur la photo. Adossée contre la balustrade de l’orphelinat, je contemplais la mer Baltique. J’attendais mes nouveaux parents tout en caressant le petit chien que nous avi

ons recueilli avec mes camarades. La voiture s’est garée, je suis montée sur la banquette arrière, sans pleurer, sans me retourner. Je leur ai dit « Bonjour Papa, bonjour Maman », je ne savais pas quoi dire d’autre. Ils ont souri, nous sommes partis vers ma nouvelle vie.

Trente-deux ans se sont écoulés. Aujourd’hui, je mène une carrière de biographe. Au travers du passé des autres, j’écris le mien. Tout cela n’est certainement pas innocent. J’aime enquêter sur les destins hors du commun d’hommes ou de femmes qui ont souffert et me font l’honneur de me transmettre leurs mémoires. Demain, je dois rencontrer une personne importante…

Un récit bouleversant, rythmé, qui retrace le parcours extraordinaire d’Adele. L’histoire prend racine au cœur d’un contexte méconnu, les orphelins de l’après-guerre lors de la reconstruction de l’Allemagne.


Étant moi même auteur indépendant auto-édité, j’ai vite été séduit par la promotion du livre de Cédric Charles qui a présenté son dernier roman avec beaucoup de talent, de sympathie et d’enthousiasme.
Je lui ai écrit que j’allais l’acheter, ce que j’ai fait le jour de sa parution. Puis je me suis lancé dans la lecture, très curieux de ce que j’allais trouver. Là, je me suis retrouvé face à une œuvre de romance, ou du mois est-ce l’impression que cela m’a donné au départ. Écrite à la premier personne du singulier par un homme qui écrit l’histoire d’une femme. Ayant moi -même réalisé cet exercice il y a peu (Je m’appelle Mo), j’étais curieux de voir comment il allait s’en sortir…
Plutôt bien ma foi…
La romance ce n’est pas trop mon truc, je l’ai déjà dit. Ceci dit, je me suis vite fait embarquer (si j’ose dire) par cette histoire qui va bien au-delà de la romance et nous emmène au cœur d’une période  sombre de l’histoire du monde. Une belle histoire, écrite avec les mots justes, avec pudeur pour ainsi dire. On se met bien à la place d’Adèle dans la recherche de son identité et de ses origines. On découvre une autre partie de la grande guerre et des dégâts qu’elle a pu causer, bien au-delà des pertes civiles ou militaires. Des vies brisées, des familles séparées, des enfants lancés dans la vie comme des ballots de coton sur la mer.
Bravo à Cédric Charles pour avoir réussi à me garder jusqu’à la fin ( ce qui n’était pas gagné d’avance) et pour avoir su me passionner pour cette belle histoire.
Prenez un moment pour lire l’histoire d’Adèle, vous ne le regretterez pas !

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